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Chevaux de courses devant les tribunes, Edgar Degas

Le Défilé (Chevaux de courses devant les tribunes)

Le Défilé (Chevaux de courses devant les tribunes), be 1862-1866, Edgar Degas, musée d’Orsay, collection Camondo.

Le tableau du jour est l’un des premiers que Degas a consacré aux courses hippiques, loisir d’origine britannique, devenu très en vogue en France dès le Second Empire. L’artiste avait décidé de saisir au vol les mouvements de ses sujets pour mieux nous en révéler la personnalité, l’essence, en l’occurrence ici l’âme des courses hippiques et de ses protagonistes.

Citons Paul Jamot [dont la biographie de Degas est parue et est disponible chez VisiMuZ], qui est le premier à avoir analysé ce thème chez Degas.
« Doué d’un don prodigieux de dessinateur qui saisit les contours et les formes même quand ils nous semblent se dissoudre et nous échapper par leur mobilité, il [Degas] s’empare de ce qui n’avait pas été aperçu avant lui. De là, cet aspect de nouveauté qui a scandalisé les uns et fait extravaguer les autres. Il ne poursuivait, il n’a jamais poursuivi que le vrai.
Il n’y a donc pas de différence essentielle entre ses portraits et ses suites de tableaux consacrés aux courses, au théâtre, à la danse, au café-concert, même aux nus, aux blanchisseuses, aux modistes.
Degas, qui n’était pas plus homme de cheval que noctambule, fut attiré de bonne heure par les spectacles qu’un champ de courses offre à un peintre…/… Parmi ses envois au Salon, le premier qui ne fût ni un portrait ni une peinture d’histoire est un tableau de courses…

À gauche, des tribunes remplies de spectateurs. Sur la piste au premier plan, deux jockeys, vus de dos, tiennent leurs chevaux arrêtés, dans des directions un peu divergentes. Plus loin, un groupe de jockeys plus nombreux venant vers nous. Un cheval s’emballe au galop, retenu avec peine par son cavalier. Les ombres portées s’allongent de droite à gauche. À l’horizon, arbres et cheminées d’usines.  »

Signalons aussi le respect de la perspective classique marqué par les diagonales (le cheval centre se trouve sur le point de fuite), le choix assumé de la modernité par opposition à l’académisme (les tribunes, les cheminées d’usines) et la prééminence de la lumière qui annonce déjà la décennie suivante. Le tableau, pourtant si décrié 45 ans avant, est rentré au Louvre avec la collection Camondo dès 1911, alors que l’artiste était encore vivant.

05/10/2015