La collection VisiLife de VisiMuZ.

Tous les détails de chaque livre et les liens pour les acheter en cliquant sur les icônes.
  • Couverture Courtauld 150
  • Couverture Voltaire 150
  • Couverture Marquet 150
  • Corot
  • Ingres
  • Pieter Bruegel l'Ancien
  • Couverture Botticelli 150
  • Couverture Courbet
  • Rubens
  • Gustav Klimt
  • La peinture au musée d'Orsay
  • Anders Zorn (1860-1920) et le nu en plein air
  • Paul Guigou (1834-1871) et la lumière provençale
  • Galerie des Offices - guide numérique beaux-arts
  • François Blondel – Modigliani tome 2
  • Modigliani tome 1 - biographie enrichie - livre numérique Beaux-Arts
  • monet2_couverture01_150
  • monet1-final-150
  • François Blondel, Et… les peintres ont croisé douze dieux
  • Bernard Berenson, Les peintres de l'Italie du Nord
  • Bernard Berenson, Les peintres de l'Italie du Centre
  • Bernard Berenson - Les peintres florentins de la Renaissance
  • Bernard Berenson, Les peintres vénitiens de la Renaissance
  • Paul Bourget, Outre-mer I
  • Guy de Maupassant, La vie errante
  • Maupassant_surl'eau_150
  • Raphaël - biographie enrichie - livre numérique Beaux-Arts
  • Toulouse-Lautrec - biographie enrichie - livre numérique Beaux-Arts
  • Sisley
  • Cézanne
  • Vallotton - biographie enrichie – livre d'art numérique
  • Mary Cassatt – biographie enrichie – livre d'art numérique
  • morisot-150
  • degas-300
  • gauguin-150
  • renoir-150
  • vangogh-final-blanc-150
  • manet-final-150
  • velazquez-150

Femme au tub, Edgar Degas

Femme au tub, Edgar Degas

Femme au tub, ca 1886, pastel sur papier bleu-gris, 69,9 x 69,9 cm, Edgar Degas, Hill-Stead Museum, Farmington (CT)

Mais qui êtes-vous donc monsieur Degas ? En 1886 vous avez 52 ans, vos relations vous décrivent comme un vieux célibataire ronchon, collectionneur de dessins (Ingres, …). Vous exposez votre première série de nus à la huitième et dernière exposition des impressionnistes. Les journalistes évoquent votre « mysoginie cruelle », votre « réalisme brutal ».

Huysmans parlera même de votre « accent particulier de mépris et de haine ». Devant les sarcasmes des critiques et du public, vous vous refermez encore plus et renoncez à exposer. On ne découvrira donc vos sculptures qu’après votre mort, dans votre atelier.
Le tub, cette grande bassine en zinc destinée à la toilette est dans votre atelier et vous ne vous lassez pas de guetter tous les gestes les plus anodins et en même temps les plus intimes de vos modèles qui se lavent devant vous. Votre connaissance de l’anatomie est grande, vous l’avez affinée en regardant les danseuses s’entraîner. Vous êtes un voyeur, et l’assumez puisque vous avez avoué à votre ami Georges Moore, « C’est comme si vous regardiez à travers le trou de la serrure ». Mais vous êtes un prince de la lumière, vous en jouez sur la peau de vos modèles, comme ici avec ces reflets somptueux. Vous opposez les couleurs entre elles. Vous composez vos pastels comme un dessin au crayon et par des jeux de hachures vous créez des contrastes exceptionnels.
Gustave Coquiot, dans la biographie pourtant critique qu’il fit de vous, reste cependant un admirateur définitif de vos nus et nous dit : « C’est parce qu’il n’en pensait pas tant, qu’il a pu dessiner, lui, Degas, de si réjouissantes, de si savoureuses baigneuses. Des batraciennes, plutôt ! Car, assurément, ce sont bien, interprétées par lui, d’alertes “grenouilles”, offrant dos, ventres, levant bras et jambes, avec une merveilleuse souplesse. » Alors mysogine peut-être, mais à la manière d’un Sacha Guitry, « contre les femmes, tout contre ».

Alors ne regardons plus par le trou de la serrure avec un seul tableau mais regardons tout Degas, dans sa monographie chez VisiMuZ, avec plus de 200 tableaux.

25/01/2015

Photo wikimedia commons Edgar_Germain_Hilaire_Degas_032.jpg Usr Eloquence